Ce jeudi 16 janvier, une mobilisation importante a eu lieu à Saint-Étienne, où les Accompagnant·es des Élèves en Situation de Handicap se sont rassemblé•es pour protester contre leurs conditions de travail et d’emploi. Cette journée de grève s’inscrit dans la poursuite de la mobilisation engagée depuis plusieurs années par la FSU avec l’organisation de nombreux rassemblements dans le cadre de journées de grève nationale.
Pour la première fois dans la Loire, une manifestation AESH était organisée
Le cortège, composé de plus de 150 manifestant·es, a défilé dans les rues de Saint-Etienne, partant de la Bourse du Travail avant de rejoindre la préfecture. La manifestation était organisée par la FSU, CGT et Sud Éducation qui dénoncent depuis plusieurs années la précarité du métier d’AESH, souvent exercés avec des contrats temporaires et une rémunération insuffisante, bien en deçà des responsabilités et de l’importance de leur rôle.
Les AESH assurent un accompagnement indispensable pour les élèves en situation de handicap. Cependant, malgré leur engagement et leur rôle crucial, ces professionnels ne bénéficient ni de la reconnaissance qu’ils et elles méritent ni des moyens nécessaires pour accomplir leur mission dans de bonnes conditions.
En amont de la mobilisation, la FSU a communiqué largement à destination de la profession et de l’opinion publique pour annoncer cette journée d’action.
« On en a gros sur le cœur », assure Nassera Djebbar, de la FSU. AESH depuis 2011, elle gagne « 1 100 euros avec treize ans d’expérience. Vous débutez à 950 euros par mois pour 24 heures, six heures sur quatre jours d’école. C’est indigne. » Le Progrès
« On dénonce notre grande précarité, on se sent sacrifié, on se sent invisibilisé » Taline Bouagal, AESH FSU Loire Activ radio
Les AESH reçues en audience par le Préfet
La FSU, qui soutient depuis longtemps les demandes des AESH , a souhaité avec SUD éducation et la CGT éduc’action cette rencontre pour porter directement auprès des autorités les préoccupations des manifestant·es. Lors de cet échange, nous avons porter nos revendications
Lors de cette réunion, la FSU a mis en avant les principales revendications des AESH à savoir :
- la création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH,
- une augmentation significative des rémunérations sur toute la carrière,
- un temps complet sur la base d’un accompagnement élève de 24 heures,
- l’abandon des PIAL, des PAS et de la politique de mutualisation des moyens.
Le Préfet a reconnu les difficultés rencontrées par ces professionnels, tout en soulignant l’importance de leur rôle au sein du système éducatif. Cependant, il a également précisé que les décisions concernant la revalorisation des salaires ou la sécurisation de l’emploi relèvent en grande partie des décisions ministérielles.
Un combat qui se poursuit
À l’issue de cette rencontre, la FSU réaffirme la détermination à poursuivre la mobilisation, tant que les revendications des AESH ne seront pas pleinement satisfaites.
La mobilisation passe aussi par la syndicalisation, c’est notre nombre qui fait notre force. AESH, adhérez au syndicat de la FSU qui vous concerne : la FSU-SNUipp pour les écoles, le SNES-FSU pour les collèges et les lycées, le SNUEP-FSU pour les lycées professionnels et le SNETAP-FSU pour l’enseignement agricole.