La mise en place d’une protection sociale complémentaire obligatoire dans la fonction publique est effective pour l’Education Nationale depuis le 1° mai 2026. Si elle n’apporte rien aux retraités, exclus de la participation employeur et qui supportent seuls la hausse des coûts des mutuelles, elle leur pose dans l’immédiat des problèmes pratiques spécifiques, face auxquels l’information est souvent insuffisante, tardive, voire confuse : témoin l’annonce officielle début juin par la MGEN de la résiliation unilatérale des contrats MASP au 1° juillet, d’où des réactions virulentes de la part de collègues concernés, l’intervention aussi des syndicats FSU, suivies de l’annonce tout aussi officielle quelques jours plus tard que ces contrats ne sont finalement pas résiliés.

Dans ce processus quelque peu chaotique deux points à retenir d’ores et déjà.

Les collègues en activité au 1° mai 2026, donc intégrés dans le contrat collectif MGEN perdent automatiquement leur affiliation au contrat collectif à la date de leur départ en retraite. Il gardent bien sur, pendant un an, la possibilité d’y adhérer en tant que retraités, mais c’est à eux de faire la démarche, faute de quoi il perdent leur couverture mutuelle. Il est donc important d’anticiper.

Les collègues déjà retraités au 1° mai 2026 ont, eux, deux ans à compter de cette date, donc jusqu’au 30 avril 2028 pour adhérer, s’ils le souhaitent, au contrat collectif.

Se pose pour tous les retraités adhérents de la MGEN la question de décider quel contrat choisir, en optant ou pas pour le contrat collectif MGEN. Le passage imposé d’une logique mutualiste à une logique de marché amène chacun à se poser la question en terme de comparaison des offres. D’où le comparatif ci dessous, réalisé par le secteur retraités du SNES sur la base des éléments connus fin février.