L’année scolaire 2025-2026 est marquée par de fortes mobilisations dans la Loire. Mobilisations pour obtenir des moyens pour l’inclusion, mobilisations pour la rentrée 2026 : dans le premier degré comme dans le second degré, les personnels agissent avec la FSU à leur côté pour d’autres conditions d’études pour les élèves et de travail pour les personnels. Alors que 53 suppressions de classe sont prévues dans les écoles à la rentrée et que 8 postes d’enseignant·es sont supprimés dans les collèges, le fait que la carte de l’éducation prioritaire n’ait pas été revue dans notre département depuis 2015, aggrave encore la situation alors même que la population de notre département s’appauvrie.

Situations « aberrantes »

En reconnaissant, en janvier, l’existence de « situations » aberrantes c’est-à-dire d’écoles et collèges hors de l’éducation prioritaire mais qui aurait les critères pour y entrer, le ministère confirme que le gel de la carte de l’éducation prioritaire crée des situations injustes. Dans la Loire, 3 collèges et 9 écoles sont identifiés comme telles par le ministère lui-même sans qu’il y apporte de réponse à la hauteur. La Loire est dans une situation particulière et notable. En effet, 70% des établissements « aberrants » de l’académie de Lyon sont dans la Loire. De plus, la Loire est le premier département de France des situations aberrantes loin devant la Seine-Saint-Denis. Au-delà des situations aberrantes, il reste 28 écoles orphelines de l’éducation prioritaire c’est-à-dire 28 écoles appartenant à un secteur dont le collège est en éducation prioritaire tout en étant laissée à l’écart de l’éducation prioritaire.

Mobilisations importantes !

Après une première journée de mobilisation le 2 avril, pour l’élargissement de la carte de l’éducation prioritaire, portées par des écoles et des collèges de la Loire et soutenue par le SNES-FSU et la FSU-SNUipp, le collège Honoré d’Urfé et ses écoles de secteur a entamé une grève reconductible ponctué par une manifestation réunissant près de 200 personnes le 24 avril. Reçu par le rectorat en audience le lundi 4 mai, aucune réponse n’a été apportée par l’institution amenant donc les personnels à reprendre les grèves et manifestation (notamment le 18 et le 19 mai). LA FSU a été aux côtés des équipes mobilisés et a apporté son soutien matériel ainsi qu’aux revendications des personnels.

Le 4 mai, marquait aussi le début d’une grève reconductible au collège Ennemond Richard à Saint-Chamond pour son intégration en REP. Avec une manifestation réunissant plus de 200 personnes, le collège Ennemond Richard et ses écoles de secteur fédèrent aussi autour d’eux un large soutien des organisations syndicales, d’élus et de la population dans son ensemble. Après 3 semaines de grève et sans réponse de la Rectrice de l’académie de Lyon à leur demande d’audience, une délégation s’est rendue au rectorat le mercredi 20 mai et a obtenu d’être reçu par la secrétaire générale adjointe de la Rectrice. Aucune réponse aux revendications n’a été apportée.

Conforter et élargir la carte de l’éducation prioritaire

Depuis de nombreuses années, la FSU revendique un élargissement de la carte de l’éducation prioritaire dans la Loire. C’est une revendication majeure pour permettre aux élèves de réussir et aux personnels d’exercer sereinement leurs missions. Alors que 9 ministres se sont succédés rue de Grenelle, depuis 2015, aucun n’a osé se lancer dans ce chantier.

Dans les collèges, comme dans les écoles, la FSU avec le SNES et le SNUipp sont au coeur de la mobilisation. Au niveau départemental, la FSU, fidèle à sa vocation unitaire, a réuni l’intersyndicale afin d’apporter un soutien collectif aux établissements mobilisés et une action commune sur la question de l’éducation prioritaire et sur la question des moyens. Pendant la période, la FSU a cherché aussi à mettre en avant la situation de notre département, dans la presse locale comme au niveau national. Elle continue la mobilisation et ses interventions. C’est en créant un engagement encore plus massif en rendant visible les luttes, que nous gagnerons. Parce que nul n’est censé ignorer la Loire, la FSU revendique un plan d’urgence pour notre département !